Il se peut que 2017 soit perçue comme l’année charnière de l’IoT, et cela n’est pas près de s’arrêter. En effet, selon une étude récente, le marché mondial des objets connectés devrait atteindre 933,62 milliards de dollars d’ici 2025.

L’IoT représente tous les dispositifs qui échangent des données entre le monde réel et les réseaux. Cependant, en pratique, leurs déploiements ont été limités à seulement quelques secteurs verticaux. Ces industries tendent de plus à toujours employer l’ancienne expression « machine to machine » (M2M), usitée avant qu’il ne soit tendance de dire IoT, car un fonctionnement sans accroc est finalement plus important pour elles qu’une compréhension profonde de cette technologie.

En technologie, un produit atteint son tournant lorsqu’il devient banal et n’interpelle plus les utilisateurs. Ce fût notamment le cas aux prémices de la virtualisation : les responsables informatiques ont dû expliquer pourquoi il était préférable d’exécuter des charges de travail sur les machines virtuelles (VM) et prouver que cela n’aurait pas d’incidence sur les performances des applications.Aujourd’hui, ces problèmes sont devenus une norme, et personne n’y pense. Dans le monde du consommateur, les gens se sont longtemps émerveillés face à l’iPhone, ce qui n’est plus le cas face à la généralisation de son utilisation.

Les IoT font pourtant partie du quotidien

En réalité, les entreprises qui ont des projets IoT en cours ne le verbalisent pas. Prenons le Bell Centre de Montréal. Le stade de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal, NHL, est en effet entièrement connecté, des détecteurs de métaux, aux panneaux numériques, en passant par les systèmes de points de vente. L’objectif ? Améliorer l’expérience des fans. Par exemple, les détecteurs de métaux connectés permettent aux équipes de les régler et de les redémarrer centralement au lieu de devoir retarder des milliers de fans en envoyant sur place des techniciens pour résoudre un problème. Le DSI du terrain de hockey n’emploie d’ailleurs jamais l’expression IoT, il a simplement décidé de tout connecter parce que c’était la meilleure option pour assurer la meilleure expérience possible des fans.

Dans ce contexte, même si le lien n’est pas toujours évident à première vue, la hausse de l’IoT signifie que les entreprises doivent repenser leur stratégie WAN.

Quelle est le lien entre l’IoT et le WAN ?

Le lien le plus évident est que les terminaux IoT se trouvent souvent sur des sites distants, où il serait coûteux d’envoyer un ingénieur réseau sur place, et d’installer en plus un routeur Cisco, des circuits MPLS et un lien de sauvegarde traditionnel. Or, un SD-WAN est conçu pour fonctionner et s’adapter à tous types de connectivités, y compris les réseaux haut-débit, cellulaires ou même spécifiques à l’IoT, tels que les circuits LPWA (Low Power Wide Area). Grâce au SD-WAN, tous les appareils peuvent être connectés facilement et les réseaux gérés centralement. En outre, un SD-WAN facilite la résilience sans être coûteux. Autre limite des déploiements IoT : ils sont généralement sur trois niveaux – périphériques, passerelles, et cloud – ce qui signifie que tous ces composants doivent être connectés en continu pour que le service fonctionne correctement. Chaque nouvelle connexion liée aux objets connectés complexifie la tâche des WAN traditionnels, à tel point, que les entreprises finiront par trouver les IoT ingérables avec ces architectures.

Le SD-WAN améliore la sécurité

En termes de sécurité, les WAN traditionnels et l’IoT peuvent être comparées à de l’huile et de l’eau, car eux non plus ne se mélangent pas. Cette incompatibilité a notamment conduit à des incidents très médiatisés causés par la compromission d’un objet connecté, créant ainsi une brèche vers des données clients sensibles, dont des informations bancaires.

Les architectures WAN actuelles n’ont en effet aucun moyen de créer facilement des zones sécurisées où les terminaux connectés peuvent être isolés des autres appareils de l’entreprise. L’une des solutions de facilité du SD-WAN serait cependant de l’utiliser afin d’étendre une micro-segmentation au WAN, ce qui permet aux organisations de créer des superpositions de réseaux, généralisés ou sur-mesure, à volonté. Par exemple, un hôpital peut vouloir segmenter les parties liées à la radiologie, aux équipements IRM, aux enregistrements cardiaques et aux dossiers de patients, tandis qu’une usine ne verra pas d’inconvénient à placer tous ses objets connectés dans une même zone. Un SD-WAN peut par conséquent s’adapter à différents types d’utilisations et de besoins grâce à son agilité et sa flexibilité.

L’ère de l’IoT a commencé et les entreprises doivent donc d’ores et déjà envisager leur évolution une fois que tout sera connecté. Cependant, il est préférable de déployer dans un premier temps un SD-WAN pour simplifier l’architecture WAN, afin que l’ensemble des projets connectés puissent être conformes, sécurisés rapidement, et capables de s’adapter aux changements des exigences commerciales.

Source : Economie Matin

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