Sélectionnée dès 2015 au sein du Pass French Tech, le programme d’accompagnement à destination des entreprises en hyper-croissance, Jaguar Network poursuit son développement à un rythme soutenu. Sur son exercice 2017 clos le 30 septembre, l’entreprise a encore enregistré une croissance de 27% de son chiffre d’affaires, à 35 M€. En 5 ans, Jaguar Network aura ainsi triplé ses revenus. Dans l’intervalle, son effectif aura quintuplé, passant de 30 à 150 collaborateurs. Et l’entreprise devrait continuer à croître au même rythme au cours des cinq prochaines années, puisqu’elle s’est fixé pour objectif d’atteindre les 100 M€ en 2021.

Le premier métier de l’entreprise est désormais le Cloud (50% des revenus), qui a dépassé l’activité réseaux et télécoms (accès Internet-téléphonie-communication unifiée – 45% des revenus). Mais l’exercice 2017 a surtout été marqué par le démarrage de deux nouveaux métiers : les objets connectés et les services managés. Sous la houlette de Luc Imbert, vice-president technology & innovation, la société a ainsi créé une business unit IoT constituée de 13 personnes. À peine formée, celle-ci s’est déjà illustrée en initiant un premier projet de télérelève d’éclairage public à Marseille en partenariat avec Cisco et la SNEF (un spécialiste du génie électrique et climatique et de la maintenance).

Un projet d’envergure, puisque 30.000 lampadaires doivent être connectés au terme du déploiement (prévu courant 2018). 2.000 le sont déjà. À travers ce projet qui met en œuvre des paserelles Cisco IXM sur un réseau LoRa, l’objectif pour la ville de Marseille est de surveiller en temps réel la consommation électrique de son réseau d’éclairage public et de détecter d’éventuels « détournements » de courant. Les données collectées permettront également de mettre en œuvre une maintenance préventive. In fine, ce projet va permettre d’améliorer les performances du réseau et le service aux citoyens, assure Kevin Polizzi, président-fondateur de Jaguar Network.

Au chapitre des services managés, Jaguar Network s’est lancé dans les services de sécurité en créant son SOC (centre opérationnel de sécurité). Opérationnel depuis mars dernier et mobilisant 7 personnes, ce SOC se caractérise par ses outils d’automatisation développés en interne (sur la base de technologies de deep learning) qui permettent de rendre le prix des prestations compatibles avec la cible des entreprises intermédiaires à laquelle s’adresse Jaguar Network. « Nous sommes capables de proposer une prestation à partir de quelques centaines d’euros par mois, quand certains grands comptes déboursent jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros par mois pour leurs services de sécurité managés », souligne Kevin Polizzi.

Sur son métier historique, Jaguar Network prépare activement l’avènement des SDN (réseaux définis par logiciel) et des NFV (infrastructures orientées logiciel) qui devraient révolutionner le marché des réseaux et télécoms, selon Kevin Polizzi. La société vient ainsi de signer avec le fournisseur de solutions SD-Wan Versa Networks en vue de commercialiser son offre. Jaguar Network s’est aussi rapproché de Riverbed il y a quelques mois pour le compte duquel il déploie la couche SD-Wan de ses boîtiers d’optimisation Wan.

La prochaine étape sera le déploiement de firewalls dits de « next generation » qui se substitueront progressivement aux firewalls traditionnels aux coûts d’exploitation élevés, pointe Kevin Polizzi. Puis viendront les services de communication. Tous ces services pourront se déployer directement sur les routeurs d’extrémité des clients (CPE), apportant « la souplesse du Cloud aux réseaux et aux télécoms », selon Kevin Polizzi, qui voit dans cette rupture technologique une belle opportunité pour sa société compte tenu de l’expertise accumulée ces dix dernières année en matière d’orchestration Cloud. Une expertise qu’il juge déterminante pour réussir sur ce marché.

 

Sourcea

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